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07.03.2008

8 mars, journée de la femme

550701020.jpg1226973507.JPGQ: Anne-France, vous êtes l'une des jeunes candidates sur la liste AGIR, ENSEMBLE, pour le XXème, conduite par Raoul DELAMARE. Il a souhaité que ce soit vous qui nous donniez votre point de vue sur la journée de la femme (le 8 mars) qui se déroulera la veille des élections.

Anne-France : Je remercie Raoul de me laisser la parole au nom des femmes de la liste. Je ne suis pas surprise par sa générosité, et je mesure l'honneur qu'il me fait ainsi que toutes nos colistières.

Donc, demain sera la Journée Internationale de la Femme. Les origines de cette fête sont contestées toutefois on peut garder en mémoire 1977 comme date de reconnaissance du 8 mars par les Nations Unies et 1982 par la France.

Q: Que représente pour vous cette date ?

Anne-France : C'est une journée de reconnaissance de l'émancipation des femmes, de leurs droits et de leur existence comme personnes et citoyennes. Comme nous sommes à la veille d'une élection, et que les listes municipales sont composées à parité avec les hommes, je trouve très symbolique qu cette année ait lieu au lendemain de la Journée de la Femme, un scrutin où elles jouent un rôle au moins aussi important que les hommes. Je précise aussi que c'est grâce au Général de Gaulle que les femmes ont obtenu le droit de vote en 1944; soit 14 ans après les turques et les sud-africaines !

Q: Les femmes sont donc devenues les reines de la Société ?

Anne-France : Pas partout, loin de là , et de nombreuses discriminations demeurent. En particulier au niveau des salaires, et de l'accès à des postes de direction.

Q: Cette année le 8 mars est placé sous le signe du soutien à Ingrid BETTANCOURT. QU'en pensez-vous ?

Anne-France : Le calvaire d'Ingrid BETTANCOURT ne peut laisser quiconque insensible. Mais il ne faudrait pas pour autant oublier les femmes afghanes dont l'existence en tant qu'être humain est nié jusqu'à l'excès. Que dire des femmes irakiennes qui voient revenir du marché leurs enfants déchiquetés par des bombes. Et encore ces ouvrières-esclaves chinoises qui travaillent comme des damnées pour assurer la croissance d'un pays que le monde entier admire.

Non, la condition des femmes n'est pas partout aussi confortable qu'en France, malgré la persistance d'ingalités et de discriminations. Mais en toute franchise, les femmes françaises ont beaucoup de chance.

Q: Qu'allez-vous faire demain ?

Anne-France : Déjeuner avec d'anciennes copines d'école du XXème !

 

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