01.12.2008

PS : le parti de la haine assumée

 

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Le conflit auquel, on a assisté depuis plusieurs jours au sein de la direction du Parti Socialiste restera sans doute longtemps dans la mémoire des Français.

Grâce au processus, somme toute démocratique du choix de leurs dirigeants, les socialistes ont montré au grand jour sous l'oeil effaré de nos compatriotes les haines inexpugnables qui les opposent les uns aux autres.

En effet, sous couvert de différents idéologiques et tactiques, se sont exprimés en réalité des conflits exacerbés d'ego personnels.

Ségolène Royal.jpgLe style messianique de Ségolène ROYAL, plus proche des évangélistes nord américains que des habituels héritiers de Blum et de Jaurès, a attisé des haines que l'on croyait réservées d'habitude à de vulgaires Le Pen ou Megret !

La crainte des éléphants néomitterandiens de revoir Ségolène ROYAL en haut de l'affiche en 2012 face à Nicolas SARKOZY, a créé une improbable coalition allant de Benoît HAMON à Pierre MOSCOVICI.

Unis pour l'occasion autour de l'égérie des 35 heures, l'inusable Martine AUBRY, ces tenants de la sauvegarde d'un PS éternel, nostalgiques d'une union de la gauche mythique, livrent leur dernier combat contre le changement.

Forts sur le papier d'avoir eu 60 % des votes, les barons du PS sur le motions se sont retrouvés dans la nuit de Vendredi à Samedi dernier au coude à coude avec celle qu'il pensaient avoir fait définitivement éliminée par Nicolas SARKOZY en Mai 2007.

Quoiqu'il puisse désormais arriver dans les mois prochains : rabibochage in extremis ou rupture, le parti socialiste ne sera désormais plus jamais le même.

Mais au delà, ce pitoyable spectacle va sans aucun doute changer le regard des Français à l'encontre de la chose politique.

Alors que l'on croyait jusqu'à présent que ce type de confrontation était réservée à la seule extrême droite ou à la seule extrême gauche, nos concitoyens peuvent admirer grâce à cet épisode les cuisines des officines partisanes.

Qui a entendu parler en détail des rivalités profondes opposant Mitterrand à Rocard, Chirac à Balladur ou plus récemment Sarkozy à Villepin ?

Mais par l'exposition de leurs rivalités intestines, les chefs socialistes ont dans notre pays pour la première fois exposé aux yeux du public pratiquement heure par heure leur haine réciproque !

Face à un tel précédent, il serait bien imprudent pour la droite de trop se gausser d'un spectacle dont leurs dirigeants pourraient bien à un moment ou à un autre devenir les nouveaux acteurs !

15160_une-aubry-royal.jpgA méditer " La démocratie populaire par le petit bout de la lorgnette socialiste " !!

 

 

 

 

 

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