14.10.2009
Le coup de Masse des Impôts Locaux.
Les avis de perception des impôts locaux , qui n’épargnent personne , sont en train d’arriver dans les boîtes à lettres. Rappelons qu’il sont au nombre de deux : La taxe foncière qui frappe le propriétaire, la taxe d’habitation, qui frappe l’occupant. A Paris, comme dans beaucoup de grandes villes, propriétaire et occupant sont souvent la même personne. Le logement occupé étant souvent la « propriété » achetée grâce aux efforts de 20 années de vie de travail. Et toutes les classes sociales comprennent des propriétaires, le petit logement d’un quartier modeste ayant été acheté durant la vie active, ou hérité de parents ayant fait, en leur temps, l’effort d’achat. Rappelons aussi que s’il existe des quartiers « chics » et des quartiers dits « populaires » à Paris, on trouve dans les quartiers chics des logements modestes et dans les quartiers populaires de très beaux appartements. Rappelons également que pour les classes moyennes, revenus de 2000 à 5000 euros mensuels, la propriété d’un appartement peut assujettir à l’Impôt de Solidarité sur la Fortune ( ??) et que dans ce cas, le bouclier fiscal ne joue jamais.
La Taxe Foncière.
Leur taux passe de 7,11 à 7,75%, mais leur montant augmente beaucoup plus , puisque la base sur laquelle les taxes foncières sont calculées augmente beaucoup plus. De plus, pour 2009, la trouvaille a été de créer une taxe départementale de 3,5%, alors que Paris est le département de Paris, anciennement Seine (75). Autrement dit, une seule et unique entité est imposée sous deux noms.. Le résultat arithmétique de tout cela est que 339 euros de taxe pour un studio de 27 mètres carrés en 2008, se transforment en 436 euros pour 2009, soit une augmentation de 28,6 %.
La taxe d’habitation :
Le taux passe de 8,8 à 9,59%. Comme pour la taxe foncière, cette hausse peut paraître modeste. Mais, c’est illusoire, car la base, ou assiette de l’impôt, ou valeur locative, va augmenter très fortement et la somme à payer également. Comme les avis ne sont pas encore arrivés dans les boîtes à lettres, nous ne pouvons donner de chiffres exacts sur un cas concret. Mais gageons que nous serons dans la même zone d’augmentation que pour la taxe foncière.
Une hausse sans contrepartie pour les contribuables.
La hausse est prévue pour 2009 et aussi pour 2010. Elle devrait aboutir chaque fois à une hausse de 30%. C’est la façon qu’a trouvée Bertrand DELANOE pour fêter sa réélection. Ce poids accru de la fiscalité résulte plus de la mauvaise gestion que de la réalisation des promesses faites à son arrivée à l’Hôtel de Ville.. Nous payons les choix faits depuis 2001, c’est-à-dire, l’augmentation des dépenses de fonctionnement, celle des subventions distribuées à tous vents et celle de l’explosion de l’embauche de fonctionnaires (plus de 8000 agents nouveaux, malheureusement pas pour le nettoyage des rues). Beaucoup d’argent a été dépensé pour remanier la voirie dans le sens du partage de l’espace et pour améliorer la circulation des bus, avec des résultats très modestes.
En dehors du tramway des Maréchaux, qui n’intéresse qu’un secteur bien limité de Paris, l’investissement a été bien faible. On cherche toujours les logements sociaux promis avec tant de bruit au début de la mandature.
Un bien mauvais moment pour accroître les impôts.
Est-ce vraiment le moment de demander un effort supplémentaire au contribuable alors que la crise limite le niveau des salaires et menace l’emploi ? Même sans la crise, le budget de la Ville de Paris aurait été déficitaire, parce que trop fantaisiste.
Augmenter les impôts ou en créer de nouveaux est une solution de facilité. Il vaudrait mieux chercher une réduction des dépenses inutiles et investir dans des dépenses créatives d’activités et de richesses. Mais, Bertrand DELANOE en a-t-il envie ?
11:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, delanoe, impots, regionales, ps

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