27.10.2009

Journée des personnes agées

              La journée des personnes âgées ou souffrant d’un handicap

                            à la Mairie du 20ème , le 24 octobre 2009

 

Raoul DELAMARE et deux membres de son équipe se sont rendus à cette occasion à la Mairie du 20ème . Ils y ont rencontré Madame CALANDRA, maire du 20ème  et Madame PAU-LANGEVIN, députée de la 21ème circonscription, ainsi que d’autres personnalités.

 

  1. Une louable  initiative d’information et de rencontre.

 

Les personnes âgées ou diminuées physiquement vivent trop souvent à l’écart par manque de connaissance de ce qui leur est encore possible. Il y a encore une vie après la retraite et les infirmités qui peuvent survenir. Samedi dernier, avec la formule bien rôdée des stands, les institutions et les associations publiques ou privées ont présenté ce qu’elles pouvaient offrir à nos aînés et à tous ceux qui souffrent d’un handicap. Des débats féconds  ont eu lieu dans la salle des mariages. Tout ce qui occupe l’esprit, fait bouger le corps, participer à des activités collectives est bon pour qu’ils puissent  continuer à profiter de la vie et même accéder à d’autres domaines que ceux qu’ils connaissaient dans la vie active.

 

  1. Des regrets sont aussi à formuler.

 

Une journée de sollicitude dans l’année ne suffit pas pour résoudre les problèmes qui se posent à tous ceux qui sont diminués physiquement. Ceux-ci doivent être automatiquement présents toutes les fois  qu’est réorganisé notre environnement quotidien dans les lieux publics ou privés.

 

       2-1 A propos des arrêts du futur tramway

 

Les personnes âgées ou handicapées utilisent de préférence le bus ou le tramway pour se déplacer. Hélas, le 2ème tronçon de la ligne T3 perdra 4 arrêts sur 11 pour des raisons techniques  dans le 20ème arrondissement. Les bus actuels de la petite ceinture sont vastes, confortables et d’accès facile. Il n’est pas évident  que l’on gagnera au change en les écartant au profit du tramway.

 

      2-2 A propos de l’espace laissé aux piétons dans l’espace public.

 

Les personnes âgées ou handicapées sont d’abord et surtout des piétons. Il est louable de vouloir mettre en place des pistes cyclables, mais on pourrait d’abord penser à ceux qui se déplacent à pied. Tout le monde en fait partie à un moment ou à un autre. Les trottoirs élargis  aux dépens de la circulation automobile sont accaparés, asphyxiés par les deux roues, dont les conducteurs n’hésitent à rouler sur les trottoirs, tout en narguant les piétons qui osent protester. Le stationnement des deux roues sur les trottoirs  se fait dans la plus grande anarchie. De plus, ce stationnement complique les problèmes de nettoyage et participe à la saleté et est un obstacle sérieux pour les mal voyants et les gens à mobilité réduite. Vélos accrochés aux arbres, scooters et motos agglomérés en grappes n’importe où contribuent à compliquer les déplacements des personnes n’ayant plus la souplesse de leur vingt ans.

 

Comment fait on pour se déplacer quand on est diminué physiquement, que l’on a besoin d’une canne et qu’il faut en plus contourner des obstacles variés ? Comment faire face  aux poteaux de signalisation, aux corbeilles à papier, aux grilles  d’arbres disjointes, aux pavés mal posés qui remplacent les grilles en certains points, aux terrasses envahissantes de cafés, et, même si leur nombre diminue, aux crottes de chien ? La propreté et le bon état des rues, la répartition équitable de l’espace public sont déjà des bons moyens  pour rendre la vie plus facile à ceux qui ont subi des ans l’irréparable outrage. Il serait bon d’y penser.