19.11.2008

Entretien avec Raoul DELAMARE

Raoul DELAMARE et le XXème arrondissement

NC logo.jpgQ: Raoul DELAMARE, vous venez de rejoindre le Nouveau Centre. Un militant aguerri comme vous du militantisme gaulliste et RPR, comment en êtes vous arrivé  à cela ?

Raoul DELAMARE : Premièrement je  n'ai aucune raison de poursuivre un chemin engagé il y a 20 ans (et vous avez raison de le souligner) avec un mouvement politique dont des responsables n'ont pas d'autre objectif que de promouvoir leurs courtisans parisiens. L'UMP parisienne (au cas où vous ne l'auriez pas remarqué) est devenue un clan fermeé dont le territoire se limite aux 15,16ème et 17ème arrondissements. Pour eux l'Est Parisien, c'est la Sibérie . Comment pourrais-je après tant d'années au service des habitants du XXème tolérer un tel mépris ?

Q: Mais, Raoul DELAMARE, le Nouveau Centre, c'est quand même l'ancienne équipe de François BAYROU. Un homme comme vous chez les Centristes, c'est curieux, non ?

R. DELAMARE : Je ne vous insulterai pas en vous rappelant que le Nouveau Centre a été fondé par des élus et des militants qui refusaient l'aventure que leur proposait François BAYROU. Même ses plus fidèles collaborateurs ont compris que BAYROU les conduisait directement dans le mur. Les Ministres que Nicolas SARKOZY et François FILLON  ont  choisis pour être à ses côtés comme Hervé MORIN, Ministre de la Défense, les parlementaires qui ont amendé et soutenu l'action du Gouvernement tout au long des 60 textes de réformes qui font de notre pays un Etat de retour dans le concert des Nations, ces ministres et parlemenaires contribuent à la modernisation de notre pays tout en conservant une sensibilité originale vis à vis du parti majoritaire .

Q: Vous voulez dire "de l'UMP" ?

R. DELAMARE : Attention ! Ne confondez pas l'UMP nationale et ses millers de militants sincères et courageux avec le clan qui dirige la Fédération de Paris .

Q: Alors, Raoul DELAMARE, si vous manifestez encore des attaches avec l'UMP, pourquoi l'avez-vous quittée ?

R. DELAMARE : C'est très simple. Comme je vous l'ai déjà dit, clan socialement identifié dirige l'UMP parisienne. Par ailleurs, à l'initiative d'Hervé MORIN et de ses collègues, tous autrefois amis de François BAYROU, mais Véritables centristes, présentent une alternative fondée sur une vraie sensibilité centriste. Et, par mon implication politique dans le XXème depuis si longtemps, je me suis senti proche d'un mouvement faisaint partie de la Majorité, mais attentif à des valeurs qui sont les miennes comme la solidarité, l'égalité, la laïcité et l'aspiration à un avenir meilleur.

Q: Mais alors, le Modem de François BAYROU ?

R. DELAMARE : Un de mes amis phsychiatre m'a avoué avoir envie de l'examiner. Il m'a confié ceci : " La pathologie de BAYROU est assez fréquente : une frustration qui se transforme en paranoïa obsessionnelle".

Q: Pourriez-vous traduire ?

R. DELAMARE : Je ne suis pas psychiatre, ni psychologue, ni psychanalyste, néanmoins il me semble avoir compris que Monsieur BAYROU semble ne pas avoir admis que les Français ne voulaient pas de lui. De se fait il s'est enfermé dans une rancoeur obsessionnelle anti-SARKOZY, complètement déconnectée de toute analyse politique.

Q: Que voulez-vous dire par là ?

R. DELAMARE : François BAYROU n'est pas le seul atteint par cette maladie, il semblerait qu'une femme, ayant eu les faveurs des média au cours de l'année 2007, soit elle-aussi atteinte des mêmes faiblesses. Voyez un psy pour l'explication mentale, moi je me cantonne à la vision politique. François BAYROU a sombré dans l'opposition systématique et obsessionnelle à toute forme d'action de Nicolas SAKOZY et de son gouvernement. Ses anciens collaborateurs qui avaient une vision authentique du centre ont préféré s'en détacher et former le Nouveau Centre auquel j'appartiens désormais avec un grand nombre d'anciens adhérent(es) de l'UMP XXe qui m'ont suivi dans ma démarche.

Le compteur du nombre des adhérents est remis à zéro pour l'UMP !

 

 

 

31.07.2008

Un douloureux souvenir

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LE TEMPS DES RAFLES

 

Décidée par les Allemands, la rafle du Vél’d’Hiv est organisée en collaboration avec la Police Française qui procède aux arrestations. Les opérations débutent le 16 juillet 1942 à 4heures du matin. Elles se poursuivront jusqu’au lendemain13 heures.

 

Les célibataires, les couples sans enfants ou avec enfants majeurs sont amenés à Drancy.4992 internés, dont 1989 hommes et 3003 femmes, arrivent dans le camp qui est dévolu, depuis août 1941, à l’internement des Juifs.Le vélodrome d’Hiver est choisi pour servir au rassemblement des couples avec enfants mineurs, 8160 juifs, dont plus de la moitié d’enfants, y sont amenés.

Les 16 et 17 juillet 1942 13152 Juifs furent arrêtés dans Paris et sa banlieue, puis déportés et assassinés à AUSCHWITZ.

Dans le Vélodrome d’Hiver qui s’élevait près de la station Bir Hakeim, 4115 enfants, 2916 femmes, 1129 hommes furent parqués dans des conditions inhumaines par la police du Gouvernement de Vichy sur ordre des occupants Nazis.

C’est  dimanche 20 juillet qu’a eu lieu l’émouvante cérémonie de la rafle du Vel’d’Hiv, devant le monument érigé , et inauguré le 17 juillet 1994 par le Président de la République “square des Martyrs juifs du Vélodrome d’Hiver ” près de l’ancien Vélodrome.

Cette cérémonie s’est tenue en présence du Secrétaire d’Etat en charge des Anciens Combattants Jean-Marie BOCKEL, des Ambassadeurs d’ISRAEL en France et de POLOGNE, ainsi que de l’Ambassadeur d’ISRAEL à l’UNESCO de Madame Simone VEIL, du Maire de PARIS et de nombreux élus, Parlementaires, Maires, Conseiller de PARIS et des représentants du CRIF et des Associations d’Anciens Combattants.

De nombreux témoignages, et l’évocation de l’acte d’un "Juste", ainsi que l’intervention de Madame Simone VEIL, du Ministre BOCKEL, et de monsieur David de ROTHSCHILD, Président de la fondation pour la mémoire de la SHOAH suivies des chants traditionnels et des prières ont clôturé cette cérémonie annuelle.

 

N’oublions jamais.

Joël SORIN-LANDREAU

Conseiller de Quartier

30.07.2008

Manoeuvres à l'UMP Parisienne

Phiphi Goujon.jpgLe Parisien et le Figaro, dans leurs éditions du samedi 26 juillet, annoncent le retrait de Rachia DATI de la course à la Présidence de la Fédération de Paris de l'UMP, et la possible reconduction à sa tête de Philippe GOUJON, qui pourtant avait clamé haut et fort son retrait de cette fonction.

On voit ce que valent les promesses des dirigeants de l'UMP Parisienne.

Mais, finalement, pourquoi ne pas conserver un leader aussi charismatique ? Organisateur de la défaite électorale de 2001, acteur majeur de la déroute de 2008, pourquoi l'UMP devrait-elle se priver d'un tel talent pour organiser l'échec de 2014 ?

Habituellement, en sport comme dans les affaires, le perdant quitte la scène. A l'UMP parisienne c'est le contraire c'est : j'ai perdu donc je reste en place !  

En lisant la presse de ce matin , Bertrand DELANOE et Anne HIDALGO ont du se sentir rassurés sur les capacités de l'UMP à les menacer.

Quel gâchi !

Raoul DELAMARE

24.07.2008

La révision constitutionnelle adoptée

Jack lang.jpgQ: Raoul DELAMARE, la révision constitutionnelle vient d'être adoptée de justesse, et il circule dans les milieux politiques que certains socialistes l'auraient votée. Qu'en pensez-vous ?

Raoul DELAMARE : Pour une fois, je me servirai le premier en vous déclarant que si j'avais été élu député du XXème, j'aurais apporté ma voix et mon soutien à cette considérable avancée démocratique. En effet, ce texte reprend pour partie des propositions formulées par François MITTERRAND en 1981. Rassurez-vous, je ne suis pas devenu un nostalgique de l'ère MITTERRAND (je parle bien sûr de l'époque 1981-1995, pas de Vichy, ni de la guerre d'Algérie). Néanmoins je reconnais à Nicolas SARKOZY le génie d'avoir eu l'audace de faire  travailler ensemble des personnalités aussi éminentes qu'Edouard BALLADUR et Jack LANG. Cette nouvelle lecture de la Constitution est fondamentale et j'admire le Président SARKOZY pour avoir eu le courage d'engager une réforme aussi audacieuse au moment où d'autres préoccupations d'ordre économique accaparent l'action gourvernementale.

Q: Que pensez-vous de l'attitude du PS vis à vis de Jack LANG et des Radicaux de Gauche qui ont eux aussi voté la révision.

Raoul DELAMARE : Il n'est pas dans mes habitudes de commenter ce qui se passe dans les autres partis politiques, néanmoins cette fois-ci je ne peux m'empêcher de considérer que la direction du PS a pris une tournure sectaire et intégriste très inquiétante. D'ailleurs, certains parlementaires socialistes dénoncent cette stratégie d'opposition systématique. L'un des portes-parole du PS a dernièrement parfaitement illustré cette radicalisation brutale en déclarant que " le groupe PS votera NON à la révision constitutionnelle non pas sur le contenu mais parce que Nicolas SARKOZY en est l'intitiateur"  On voit bien à quel niveau politique le P>S se trouve aujourd'hui.

Q: Et la réaction de Ségolène ROYAL ?

Raoul DELAMARE : Toujours égale à elle-même !

 

 

12.07.2008

Bachar El ASSAD à Paris; le point de vue de Raoul DELAMARE

Raoul 2.JPGQ: Raoul DELAMARE, vous êtes le neveu de Louis DELAMARE, ambassadeur de France assassiné par les services syriens à Beyrouth en 1981. Que vous inspire la venue de Bachar El ASSAD à Paris, invité par le Président SARKOZY à assister au congrès fondateur de l'Union Pour la Méditerranée ?

Raoul DELAMARE : Tout d'abord, je pense à mon cousin François, le fils de l'ambassadeur Louis DELAMARE, qui fut le premier à voir le corps criblé de balles de son père après cet odieux attentat. J'imagine facilement sa peine et son indignation. C'est pourquoi j'ai co-signé le texte qui figure sur ce blog. Ensuite, je pense aux familles des autres victimes du gang El ASSAD. Les familles des soldats écrasés sous les décombres du Drakkar, à Madame SEURAT, et à toutes les victimes libanaises à commencer par la famille HARIRI, aux familles GEMAYEL et CHAMOUN, et à tant d'autres. Qui doivent percevoir avec stupéfaction le retour sur la scène internationale de la Syrie du fils El ASSAD.

Q: Justement, Marie SEURAT a déclaré dans une interview à l'AFP, qu'elle était favorable à la venue de Bachar el ASSAD à Paris, considérant qu'il était temps de s'asseoir à la table des discussions malgré un passé qu'elle-même a enduré avec courage.

R. DELAMARE : S'il ne s'agit que de la réunion de UPM, il est évident que c'est l'intérêt de la France et de l'Europe de voir la totalité des riverains de la Méditerranée engager des discussions. Même avec des voisins avec lesquels les relations sont rompues depuis des années. C'est gràce à des personnalités éclairées que la France et l'Allemagne se sont réconciliées et ont fondé ensemble le prototype d'Union Européenne dans laquelle nous vivons. Par contre la présence de Monsieur El ASSAD à la tribune présidentielle lors de la revue du 14 juillet m'est insupportable. D'autant plus que défileront devant lui des régiments dont l'un a été massacré sur ordre de son père.  

Q: La France a plusieurs fois invité des personnages troubles lors du 14 juillet.

R. DELAMARE : Vous avez raison. J'ai gardé le souvenir d'Hissène HABRE aux côtés de François MITTERRAND par exemple. Mais si j'approuve la diplomatie et les compromis quelquefois nécessaires, j'estime que l'on ne peut pas dénaturer le caractère purement français et populaire du 14 juillet.

Q: Peu de voix s'élèvent comme la vôtre contre l'honneur qui est accordé à Bachar El ASSAD, la presse en parle peu et le nom de Louis DELAMARE n'est presqu pas cité. Comment l'expliquez-vous ?

R. DELAMARE : Vous avez remarqué ? C'est simple, mon attaché de presse m'a fait savoir qu'il avait toutes les difficultés imaginables pour faire passer le texte que j'ai rédigé avec mon cousin. Nous avons une nouvelle fois la preuve que la presse française s'auto-censure, et jette aux oubliettes ce qu'elle peine à comprendre. Le FIGARO ayant obtenu une interview exclusive de Bachar El ASSAD, la rédaction ne veut pas "fâcher" le dictateur syrien !

Q: Que faire alors si la presse est muselée ?

R.DELAMARE : Attention ! Je n'ai pas dit ça, nous ne sommes pas en Chine ou à Cuba. Cependant, il est regrettable de voir que les rédactions consacrent plus d'attention à des sujts "people" qu'à des questions de fond.

Q: Si le Président SARKOZY vous avait invité à la garden party , qu'auriez-vous fait ?

R.DELAMARE : Ce n'est ni le cas, ni le cas de mon cousin François. Cette question est sans objet .

Q: Envisagez-vous de participer à des émissions ou des débats si on vous le propose APRES le 14 juillet ?

R.DELAMARE : Pourquoi pas ? Je crois nécessaire que nos concitoyens ne soient pas réduits à gober ce que leur sert une presse servile et si je peux apporter des explications et des détails sur le drame qu'a vécu notre famille, je le ferai volontiers.

Q: Vous êtes un éminent spécialiste des Balkans, de l'Albanie en particulier. L'Albanie va adhérer l'UPM. Qu'en pensez-vous ?

R.DELAMARE : C'est une excellente nouvelle car l'Albanie est un pays européen et méditerranéen et son adhésion à l'UPM contribuera sans équivoque à une remise à niveau de son statut et de son image.

Q: Comme pour la Turquie ?

R.DELAMARE : La Turquie a non seulement toute sa place dans l'UPM, mais elle en est le pilier oriental. L'UPM est pour la Turquie une formidable occasion de laisser sa diplomatie s'exprimer et faciliter le dialogue avec des pays est-méditerranéens dont elle est plus proche de que des pays euriopéens.

Q: Et l'Allemagne dans l'UPM ?

R.DELAMARE : Je ne comprends absolument pas pourquoi l'Union Européenne a exigé d'appartenir à l'UPM dans sa totalité. Imagine-t-on le Portugal et la Grèce intervenir dans les problèmes de la Baltique ? De Berlin, même depuis le toit du Bundestag, il faut une longue vue pour apercevoir les côtes méditrranéennes.

Q: Merci pour vos réponses

R. DELAMARE : A votre service

 

31.05.2008

Joel SORIN , délégué du CNI pour le XXème

1284898729.JPGJoel SORIN, 49 ans,  (notre photo) a été choisi par le Centre National des Indfépendants, CNI comme délégué pour le XXème arrondissement.

Joel est un militant actif depuis de nombreuses années dans notre arrondissement, Conseiller du quartier Amandiers où il habite depuis 1997, c'est un homme proche des gens, un citoyen exemplaire impliqué de longue date dans la vie poilitique et associative.

Président de l'U.N.C. (Vème section de Paris) dont il a reçu la médaille d'argent, il est aussi membre du Bureau National de l'Etoile Civique dont il est également médaillé d'argent. C'est un homme d'honneur, attaché au souvenir et à la mémoire de celles et ceux qui se sont sacrifiés pour le bien et la liberté de notre pays.  

Je ne suis pas surpris que le CNI lui ait accordé sa confiance et lui apporte tous mes encourageemnts et mon soutien.

 

Raoul DELAMARE

23.05.2008

L'Europe de l'Est en mouvement

813758156.jpgSamedi 17 mai, l'association "Contacts Européens Pour un Nouveau Cadre de Vie" a organisé à l'occasion de la Journée de l'Europe, une conférence-débat sur le thème "Evolution des Pays de l'est en Europe (Novembre 1989- Janvier 2008)" . Grand connaisseur de cette Europe Orientale, j'étais naturellement intéressé par le sujet. D'autant plus que l'association est domiciliée dans notre arrondissement :  39 rue Joseph Python.

C'est donc avec le plus grand intérêt que je m'y suis rendu.  

Pascal MAS, expert de cette région, et habitant du XXème arrondissement était l'invité.

Celui-ci a fait une présentation originale de la réalité géographique, politique et surtout humaine de cette partie de l'Europe. En s'appuyant sur des faits précis et en abordant des sujets totalement ignorés par les spécialistes et autres commentateurs de la presse et des media. Pascal MAS a fait découvrir à l'assistance (50 personnes) que loin des flonflons et des embrassades, l'Europe centrale et orientale était encore une zone de tensions et de crises.  

Beaucoup de questions ont été posées, démontrant le manque d'information sur le sujet. Pascal MAS y a répondu avec compétence et précision.

J'étais tres satisfait de constater que dans notre arrondissement, il y avait des associations et des personnalités réellement conscientes des divers aspects et intérêts de l'Europe, de la complexité de faire vivre ensemble des anciens ennemis, et de l'immense travail à réaliser.

Hélas ce ne sont pas des personnes sincères et compétentes comme celles que j'ai rencontrées lors de cette conférence auxquelles on donne la parole dans les media. Il suffit de mesurer la compétence des députés européens français, et le niveau d'engagement des grandes voix politiques françaises pour l'Europe dont la France va prendre la Présidence le 1er juillet 2008.  

Raoul DELAMARE

 

22.05.2008

AGIR, ENSEMBLE, pour le XXème; ça repart !

2101160180.JPGMalgré l'échec subi lors des dernières élections municipales, et l'installation d'un parti unique (comme en Chine ou en Corée du Nord) au pouvoir dans le 20ème arrondissement, le besoin d'une opposition se fait de plus en plus sentir.

C'est pourquoi, certains candidats de la liste AGIR, ENSEMBLE, pour le XXème ont demandé à Raoul DELAMARE de continuer le combat politique à leur tête.

Cette opposition au monopole socialiste s'exprimera au travers d'une nouvelle association fondée aujourd'hui et qui prend le nom d'Agir Ensemble pour le XXème . Le siège est situé au 97 rue Orfila .

Celles et ceux qui ne supportent pas le monopole municipal du Parti Socialiste y sont les bienvenus

Raoul DELAMARE suspendu de l'UMP

1501300785.jpgLa direction nationale de l'UMP, que le maire de Nice, Christian ESTROSI, a récemment qualifiée de "Brejnevienne" vient de publier ses ordres d'exclusion et de suspention du Parti.

Pour avoir commis le crime de dissidence en constituant une liste autonome de personnalités de l'arrondissement et  d'intérêts locaux lors des Municipales de 2008, au lieu de s'effacer evant un candidat parachuté et dont le pitoyable score a démontré l'erreur du choix, Raoul DELAMARE vient de recevoir une lettre signée de Patrick DEVIDJIAN, le Sanson de la Rue la Boétie, lui signifiant sa suspension de l'UMP pour un an.

Après avoir conduit l'UMP au désastre électoral, les dirigeants s'en prennent à ceux qui ont eu l'audace de contester leurs choix suicidaires.

Par conséquent, après avoir été éliminée du Conseil d'Arrondissement, et du Conseil de Paris (pour le XXème), l'UMP n'a plus de chef dans le XXème ! Le sabotage continue, et les ayatollahs de l'UMP s'en félicitent.

Et pendant ce temps là, les citoyens du XXème commencent à découvrir l'arrogance de la nouvelle Maire et son sectarisme que nulle force politique n'est en mesure de contrer.

05.05.2008

UMP APRES L'ECHEC LES SANCTIONS : LES PUNIS DES MUNICIPALES !

 

 

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La grogne monte depuis que 240 dissidents, qui s'étaient présentés contre les candidats officiellement investis, ont été sanctionnés par le bureau politique du mouvement.

 

La salle du siège de l'UMP qui accueille le bureau politique de l'UMP, ce 9 avril, est comble. Trop petite pour la centaine de participants. Surchauffée. Premier temps fort, Nathalie Kosciusko Morizet présente ses excuses, après avoir évoqué, quelques jours auparavant, au sujet de la préparation de la loi OGM, « un concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum ». L'après-midi même, la secrétaire d'État à l'Écologie était absente à la séance des questions d'actualité au gouvernement à l'Assemblée. Fran-çois Fillon lui aurait demandé de ne pas être présente au banc du gouvernement, dans un souci d'apaisement. Silence de mort quand la secrétaire d'État s'exprime. Aucun commentaire des participants.

 

 Le climat est tout aussi lourd quand la question des sanctions disciplinaires au sujet des candidats dissidents est abordée. La liste est projetée sur un écran mais personne n'arrive à la lire. On demande à Edouard Courtial, secrétaire national aux fédérations, de faire la lecture de la longue liste à voix haute. Un nom, une sanction... à deux cent quarante reprises. Le brouhaha succède au silence pesant.

Françoise de Panafieu, tête de liste malheureuse à Paris, est la première à manifester sa désapprobation: « On ne peut suspen­dre autant de monde sans savoir, sans connaître la situation de chacun. »

Elle est suivie par Hervé Mariton qui lance : « On est en Chine  Georges Tron, député villepiniste de l'Essonne, renchérit et marque à son tour son désaccord. « La scène était surréaliste, commente-t-il. Cette liste égrenée en prononçant le nom de h personne concernée et sa peine, on se serait cru dans le tribunal populaire d'une ville soviétique dans les années 1950 ! Je ne suis pas opposé au principe. Ceux, qui nous ont fait perdre sont sanctionnés, soit. Mais le minimum aurait été de respecter leur droit à se défendre ! On a assisté à une véritable opération de mise à l'index. Une première dans l'histoire de ce mouvement. »

 

Leur peine : trois ans de suspension pour les parlementaires et les têtes de liste, un an pour leurs colistiers. Sur la "liste noire", Arnaud Teullé, à Neuilly, Jean-Pierre Fourcade, à Boulogne, les députées Marie-Anne Montchamp (Nogent-sur-Marne), ou encore Marie-Jo Zimmer-mann (Metz), qui s'était maintenue dans une tri­angulaire à Metz, faisant basculer ce bastion de droite à gauche... Tous suspendus trois ans,

la peine maximale.

 

 

Certains refusent de com­menter, comme Marie-Jo Zimmermann, pendant que d'autres jugent la méthode brutale, destinée à intimider ceux qui ont osé s'engager hors des lignes. Marie-Anne Montchamp a appris par la presse qu'elle était sur la liste :«Je me suis présentée contre le maire sortant de Nogent-sur-Marne, Jacques Martin, en conscience, dans l'intérêt de mon parti. Cette ville n'est pas gérée, les impôts locaux, ont augmenté de 50 %, le budget de la commune a été rejeté à trois reprises par le tribunal administratif. En me maintenant au second tour, % je savais que quoi qu'il advienne, la ville resterait IUMP. Même si ma sanction était attendue, je l'estime disproportionnée. Mais mon engagement est inchangé».

 

En théorie, la règle des sanctions appliquée semble claire. Au cas par cas, les situations sont moins évidentes et suscitent interrogations et amertumes. Pourquoi Catherine Vautrin, candidate dissidente à Reims, contre Renaud Dutreil, officiellement investi, ne figure-t-elle pas sur la liste des sanctionnés? Parce qu'elle est arrivée en tête et que son concurrent s'est désisté en sa faveur au soir du premier tour. Pour autant, ne peut-on dire que l'UMP a perdu cette ville à cause de la désunion de la droite ?

 

Dans le XXe arrondissement de Paris, pourquoi Raoul Delamare, militant historique de l'arrondissement, écope-t-il d'une année de suspension alors

 

 qu'il était tête de liste et arrivé devant le candidat officiel, Jean-Claude Beaujour ? Peut-on affirmer que sa dissidence est responsable de l'échec de l'UMP dans cet arrondissement alors que ses deux listes, réunies, n'atteignaient pas 20 % au premier tour ?

 

Raoul Delamare, lui aussi, a appris sa sanction par la presse : « Le sentiment d'injustice, je l'ai eu dès novembre dernier, quand j'ai été prévenu au dernier moment que l'investiture, que j'avais eue aux législatives, m'était retirée aux municipales au profit de Jean-Claude Beaujour, au nom de la diversité, cette tarte à la crème. Le comble, souligne-t-il, c'est que les élections internes des cadres de l' UMP, qui devaient se dérouler au printemps 2009, ont été avancées au mois de novembre prochain. Conséquence directe: les élus suspendus sont définitivement mis hors jeu et perdront leurs responsabilités internes. Après avoir été lynché aux municipales, je ne serai plus délégué de circonscription. Dans ces conditions, je me demande si je ne vais pas quitter l'UMP "
L'ambiance à l'UMP est devenue détestable ! L'UMP a d'ailleurs été particulièrement sévère vis-à-vis des francs-tireurs des Hauts de Seine, ancien fief de Nicolas Sarkozy dirigé maintenant par Patrick Devedjian : 59 dissidents sanctionnés, soit un quart de la liste, dans ce seul département.
Pour obtenir l'impunité, il fallait gagner : c'est le cas de François Lebel, élu maire du VIIIe à Paris contre le candidat officiel  Pierre Lellouche. « L'ambiance à l'UMP est devenue détestable, reconnaît un élu. Mais l'origine du désordre que nous avons connu aux municipales, du nombre élevé de dissidents et du sentiment d'injustice qui s'exprime ça et là remonte à la période des investitures. Jamais l'Elysée n'avait imposé autant de candidats, quitte à balayer des élus implantés, bien plus légitimes. Cette mainmise de Nicolas Sarkozy sur les municipales s'est d'ailleurs traduite très concrètement par la présence de Jérôme Peyrat, son conseiller politique à l'Élysée, lors de bon nombre de commissions d'investiture. »

 

La fronde est bien réelle mais pour l'instant limitée. Edouard Courtial rappelle que « les sanctions ont été adoptées à l'unanimité par le bureau politique» et surtout que les demandes étaient « toutes venues des fédérations locales, qui, pour beaucoup d'entre elles, réclamaient des mesures plus lourdes, allant jusqu'à l'exclusion. De plus, ceux qui feignent de tomber des nues, d'apprendre leur sanction par voie de presse exagèrent. Leur suspension leur avait déjà été signifiée personnellement au moment où ils se sont présentés. Le bureau politique n'a fait qu'entériner les sanctions ».

 

«On marche sur la tête, lance le député du Vaucluse Thierry Mariani. Com­ment ne pas sanctionner ceux qui nous ont fait perdre ?Dans mon département,  à Bottène, deux responsables d'une liste dissidente qui avait obtenu 3 % au pre­mier tour ont appelé les électeurs, le 16 mars, à voter pour n'importe qui sauf pour le candidat officiel de l'UMP. On ne va tout de même pas garder ces gens-là ! Par ailleurs, on s'émeut un peu vite sur le nombre, soi-disant élevé, de per­sonnes suspendues, poursuit le député. En réalité, ont été suspendus les têtes de liste et leurs colistiers. Une trentaine de listes au total, ce qui n'est pas considéra­ble. »    

 

josée pochat

La liste complète des sanctionnés sur le site www.valeursactuelles.com.

 

 

                   

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